Swell de Spirits Pasquet 83 & Grape of the Art Pasquet 68-72

Deux embouteilleurs assez récents qui ont fait parler d’eux pour de bonnes raisons, leurs sélections se sont montrées assez intéressantes jusqu’à présent. Aujourd’hui on laisse tomber le tablier rhum et on se plonge dans deux cognacs de chez Jean-Luc Pasquet.
Pour l’embouteillage français, rien à ajouter à cette superbe étiquette réalisée par notre ami Bastien. Pour l’embouteillage Grape of the Art voici quelques précisions :
Ce Cognac est un assemblage de fûts des millésimes 1968, 1969, 1970, 1971 et 1972, assemblés fin des années 1980 le jus restera dans un fût (#21) jusqu’à son achat par l’équipe Grape of the Art. Le degré reste assez haut après un vieillissement aussi long, ce serait dû au stockage du fût dans une cave sèche.

Swell de Spirits Pasquet 1983-2021 (51.9%, 176 bouteilles)

Couleur: Or foncé.
Nez: Très doux et mielleux. Un petit côté agrumes vient réhausser les saveurs. On a le miel, le caramel bien cuit, le raisin, la prune, le sucre brun, l’abricot, le vernis, le bois, le toffee, la figue, la pomme, les céréales, le pamplemousse, l’orange sanguine et quelques notes épicées. Le nez est complexe et donne envie d’y goûter!
Bouche: Texture très agréable et on retrouve le contraste doux mais pep’s du nez. On a l’ananas caramélisé, le poivre blanc, la ginger beer, le bois (loin d’être à l’excès), la pêche, l’orange, la poire, les tannins, la menthe, le thé noir, la prune, les céréales, le raisin sec, la cerise et le sirop d’érable.
Finale: Moyennement longue et raffinée. Vanille, amandes, massepain, cannelle, pêche, cacao amer et abricots secs.

Ça manque peut-être un peu de folie, mais on a un beau cognac fruité tout en équilibre, un daily dram très solide! J’y ai retrouvé un léger côté céréalier qui plaira certainement aux whisky-lovers.

Score: 87

Grape of the Art Pasquet 1968/72-2021 (66.6%, fût #21, 276 bouteilles)

Couleur: Or cuivré.
Nez: On sent la différence d’âge, c’est plus boisé, avec aussi plus de profondeur. On peut y trouver la prune, le raisin noir, le caramel bien cuit, le gasoil, le vernis, la noisette, le chocolat au lait, la pâte à tartiner, l’eucalyptus, la vanille, le sirop d’érable et l’orange sanguine. Le nez est très complexe et vraiment chargé en gourmandise, impossible de percevoir les 66 degrés.
Bouche: L’intégration alcoolique est bonne, c’est plutôt le côté épicé qui explose dès l’entrée en bouche, ces épices qui auraient pu me déranger s’effacent assez vite pour laisser place à la complexité et une belle palette aromatique. On a le gingembre, le poivre blanc, l’ananas rôti, la mangue, la noisette, le citron confit, la poire, le bois, les tannins, le caramel, le thé noir, le pamplemousse et le bois de chêne.
Finale: Longue avec une légère astringence. Menthe poivrée, vanille, fève de cacao, cuir, noisette et la poire.

Il allie le meilleur des deux mondes avec l’âge qui l’assagit et le degré d’alcool qui lui permet de s’exprimer pleinement sans pour autant être agressif. Le nez est pour moi un cran au dessus de la bouche, mais l’ensemble reste vraiment très bon et surprenant. Bravo pour cette belle sélection!

Score: 90

Une fois de plus les deux jeunes embouteilleurs ont visé assez juste avec deux belles sélections. Mention spéciale pour le Grape of the Art qui met la barre très haut, bon, ça ne suffira pas à me convertir au cognac mais j’ai vraiment apprécié la dégustation de ces ceux-ci, pour moi des solides alternatives au rhum quand on a envie de varier les plaisirs. Bravo aux équipes respectives!

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